Nouvelle tendance mode: les sacs écolos-réutilisables |
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| Written by Tiffany Castlebay |
| Thursday, 08 January 2009 15:48 |
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Combien de personnes parmi nous se sont-elles senties prise à défaut en arrivant à la caisse d’un supermarché ou d’une boutique, réalisant qu’elles avaient oublié à la maison ces fameux sacs réutilisables? Les yeux accusateurs du caissier qui semble vouloir vous dire «vous contribuez à la pollution de la planète» sont un incitatif de plus qui pousse bon nombre de gens à se faire un devoir de toujours traîner avec eux leur petit sac écolo. En 2008, il est devenu socialement inacceptable d’utiliser des sacs de plastique pour faire ses emplettes de tous les jours. Symbole même du gaspillage des ressources non renouvelables, l’utilisation et la distribution du sac de plastique pour les emplettes sont en effet remises en question sur toutes les tribunes tant par les gouvernements que par les groupes écologistes. Si certains le croient indispensable dans notre vie au quotidien, d’autres ne jurent que pour son abolition. Certains établissements ont même banni les sacs jetables de leurs caisses. Nul pardon pour ceux qui avouent réutiliser leurs sacs de plastique à la maison, comme sac à déchets par exemple. Conséquence de tout cela : l’accumulation à outrance de sacs réutilisables. En 2007, les Canadiens en ont acheté environ 25 millions d’exemplaires, trois fois plus qu’en 2006. Or, la production de sacs réutilisables demande 28 fois plus d’énergie que les jetables, clament certains spécialistes. Juste! Mais les écologistes répliquent qu’un sac de plastique régulier prend environ 400 ans à se décomposer tandis que seulement 13 % d’entre eux se retrouvent dans les centres de récupération et de tri. Comment se retrouver parmi les nombreux choix qui s’offrent à nous en tant que consommateur? Quelle est la meilleure option pour l’environnement? Bref retour sur un phénomène de société. Le sac d’emplette jetable a fait son apparition dans les années 70, avec le début de l’ère des emballages plastiques. Aujourd’hui, les Canadiens utilisent chaque année plusieurs milliards de sacs d’emplettes en plastique, soit de 6 à 12 sacs par semaine pour chaque ménage. C’est bien peu si l’on se compare aux 100 milliards de sacs consommés annuellement par les Américains. Mais c’est beaucoup trop quand on constate qu’en France, en Irlande et dans certaines provinces de l’Inde, pour ne nommer que ces pays, la consommation des sacs a été réduite de 90% à presque 100% dans certains cas! Cette omniprésence des sacs de plastique ainsi que l’association symbolique du sac jetable à nos habitudes de consommation expliquent l’engouement depuis quelques temps pour les sacs réutilisables dits écologiques, qui remplacent, en quelques sort, les sacs de plastique traditionnels. En effet, les sacs de plastique réguliers sont pour la grande majorité fabriqués de polymères produits à partir de pétrole, une ressource non-renouvelable. L’utilisation d’énergie, de pétrole et de gaz naturel pour la fabrication des sacs de plastique contribue à l’émission de gaz à effet de serre, qui sont responsables de l’amplification du phénomène des changements climatiques. Malgré leur potentiel de recyclage, seulement 13 % des sacs de plastique se retrouvent en bout de ligne dans les centres de récupération et de tri. Une certaine quantité de sacs de plastique se retrouve également dispersée par le vent dans l’environnement. En plus d’être une nuisance visuelle, ces sacs provoquent d’autres conséquences néfastes pour l’environnement, comme l’obstruction des canalisations et la destruction de la faune et la flore. En raison de cette mauvaise réputation, plusieurs alternatives au sac jetable en plastique fleurissent au pays depuis peu. Sont-ils tous écologiquement acceptables? Tout d’abord, analysons le cas du simple sac de papier. Ce dernier possède l’avantage d’être recyclable partout au Canada et de se dégrader en quelques années lorsqu’il se retrouve dans l’environnement. Cependant, selon une étude de Recyc-Québec (http://www.recyc-quebec.gouv.qc.ca/client/fr/accueil.asp ), il se classe dernier sur plusieurs critères étudiés quant à son potentiel écologique; sa production génère davantage de gaz à effet de serre et nécessite beaucoup d’eau, il est affecté par l’humidité, il coûte plus cher à fabriquer et il prend environ 10 fois plus d’espace d’entreposage chez les détaillants. De plus, le papier étant fait de matières premières provenant des arbres, la coupe forestière devient par le fait même un autre enjeu lié à sa fabrication. Finalement, une étude de cycle de vie de Recyc-Québec a démontré que l’utilisation de sacs de plastique jetables était préférable à celle de sacs en papier, que ce soit au niveau environnemental, économique ou social. Bilan : le sac de papier n’est pas nécessairement une alternative intéressante pour l’environnement. ![]() Le cas du sac biodégradable est également surprenant. Les sacs réellement biodégradables sont ceux fabriqués d’amidon de mais ou de pommes de terre, deux ressources renouvelables. Ces sacs sont compostables et ils se décomposent en 45 jours. Or, on leur associe les impacts de la pollution agricole liée à la culture du mais. De plus, ces sacs sont plus chers à fabriquer que les sacs de plastique conventionnels et leur méthode de distribution est encore peu développée. Autre désavantage, selon une étude récente du Centre de recherche industrielle du Québec (CRIQ) pour le compte de Recyc-Québec, les sacs compostables ne doivent en aucun cas être placés dans le bac de recyclage parce qu'ils «ne sont pas compatibles avec la filière traditionnelle du recyclage du plastique». Il en est de même pour les sacs biodégradables, fait d'un plastique ordinaire dans lequel on introduit un additif qui permet de le dégrader en quelques semaines sous l'action de la chaleur et des oxydants chimiques présents dans les sites d'enfouissement. Ces deux types de sacs, compostables et oxo-biodégradables, contaminent en quelque sorte les stocks de plastique traditionnel que les municipalités récupèrent et qui sont recyclés pour fabriquer de nouveaux produits. Il ne faut donc pas placer ces nouveaux plastiques dans les bacs de recyclage, car on introduit alors dans les stocks de plastiques recyclés des molécules soit incompatibles, soit, pis encore, liées à des additifs qui vont rendre chimiquement instables les plastiques qu'on veut recycler, ce qui pourrait altérer leur valeur économique. Bilan: encore une fois, rien ne prouve que le sac biodégradable et compostable soit un choix plus avisé. ![]() Et le populaire sac réutilisable, en tissu ou plastique recyclable? Un meilleur choix pour l’environnement? Selon moi, oui. Pour encore optimiser votre action environnementale, choisissez-le fabriqué au Canada, en plastique recyclé et recyclable, et à durée de vie maximale. Mais surtout, utilisez-le plus d’une fois! Il devient la meilleure option parmi tous les choix de sacs après un minimum de cinq utilisations. Plusieurs consommateurs utilisent présentement leurs sacs réutilisables comme des sacs jetables. Le faible coût des sacs réutilisables pourrait expliquer ce phénomène. «Les sacs réutilisables sont trop bon marché, le client n’a donc pas de difficulté à en acheter à chaque fois un nouveau», explique Johan Niemegeers du Bond Beter Leefmilieu (http://www.bondbeterleefmilieu.be/ ), une association belge qui milite pour un meilleur environnement. Les grandes chaînes de magasins ont remarqué ce comportement et tentent de motiver leurs clients à emporter leurs sacs lors de leurs prochaines visites. Certains commerces, notamment les centres d’alimentation, vous retournent quelques cents à chaque utilisation de votre sac réutilisable, tandis que d’autres récompensent les clients avec des points sur leur carte fidélité. En 2008, les sacs réutilisables sont même devenus des accessoires mode. Avec la montée de la conscience environnementale dans la société, les gens désirent maintenant réduire leur consommation de sacs et les réutiliser. Les détaillants n'ont donc eu d'autres choix que d'accorder beaucoup plus de soin, d'attention et de moyens qu'autrefois à leur design et à leur confection. Plusieurs designers connus mondialement s’y sont également intéressés. Résultat? À l’été 2007, le nec le plus ultra des sacs fut le sac de magasinage « I’m not a plastic bag » de la designer britannique Anya Hindmarch (http://www.anyahindmarch.com/productdetail/news_detail?newsid=59 ).
Aujourd’hui, il est possible de dénicher ce sac sur eBay, moyennant 250$. La couverture médiatique entourant la mise en marché de cet accessoire a attiré l’attention sur le fait qu’il n’est plus utopique de faire rimer mode et conscience sociale. Bref, depuis que l’on a déclaré la guerre aux sacs de plastique, une nouvelle niche de produits a vu le jour. « Les gens ont changé leurs habitudes avec les fameux sacs à 99 cents vendus par les supermarchés. Puis, les consommateurs sont devenus plus exigeants. Ils recherchent des sacs plus solides, plus durables et, surtout, plus beaux», explique Marisa Ramondo, fondatrice-propriétaire de la boutique virtuelle québécoise sacs-a-main-eco.ca (http://eco-handbags.ca/catalog/index.php?language=fr ), qui propose une variété impressionnante de sacs réutilisables faits de matériaux ou recyclages. Il est même possible de faire, sur son site web, une recherche de produits par designer, la preuve que plus d’un s’intéressent au phénomène. Et qui dit beau, dit forcément luxe. La griffe française Hermès lançait récemment le Silky Pop (http://www.maxitendance.com/2008/03/silky-pop-d-hermes-ete-2008.html ), un sac de magasinage en soie, qui se plie et se referme dans un étui carré en cuir, une réinterprétation ludique du célébrissime carré en soie de ce prestigieux sellier. Prix demandé? 980$. Un peu excessif pour transporter ses emplettes de tous les jours, mais la preuve irréfutable que rien ne résiste au phénomène des sacs réutilisable. Cette nouvelle tendance n’affecte pas seulement l’industrie de la mode. Comme le rappelle Marisa Ramondo, «n’importe quelle industrie ou marché dans le monde ne peut ignorer cette tendance qui est devenue un style de vie : le vert! Ce sujet est décidément prêt à rester pour toujours et il affecte virtuellement tout autour de nous. Un nouveau standard de vie est né – les voitures écologiques, la nourriture bio et les vêtements biodégradables – qui amène le consommateur à réviser sa façon d’acheter et de consommer». Les grandes chaînes ne sont pas en reste. Aux États-Unis, l'équipe de designers engagée par Saks Fifth Avenue a eu le mandat de transformer leur sac en rien de moins qu'une pièce d'art moderne. Chez Bergdorf Goodman, un autre grand distributeur d'articles de mode, la sélection du sac réutilisable emblématique de la marque s'est faite dans le plus grand secret et aurait duré pendant neuf mois ! Même chose chez Jacob, à Montréal, où la conception d'un sac est un processus qui dure des mois. Son dernier modèle, fait de matières recyclables résistantes avec imprimé et bandoulière de tissu noir, sera bientôt remplacé par un nouveau. «Toute une équipe travaille depuis des semaines à faire de ce sac l'un des plus beaux, si ce n'est carrément le plus beau sur le marché», soutient Stéphanie Roy, coordonnatrice du marketing du distributeur de vêtements. La même attention a été apportée chez Simons, à la SAQ et chez Loblaws. Depuis deux ans, l'épicier en est à sa troisième version de sac réutilisable. À l'évidence, les beaux sacs ne sont plus l'apanage de marques de luxe comme Cartier, Birks et Holt Renfrew, comme c'était le cas dans les années 1970 et 1980. L'effort est-il exagéré ? Pas tant que ça, estime Pierre Trudel, professeur de marketing à HEC Montréal et président d'Avantage Interaction client, une firme de service-conseil de Montréal. La logique est la suivante : plus beau sera le sac, plus grandes seront ses chances d'être retenu pour les activités quotidiennes des clients. C'est qu'à Toronto, comme à New York et à Chicago, les consommateurs ont commencé à utiliser leurs sacs écologiques comme sac de tous les jours, pendant des semaines, sinon des mois. «Pour moi, le sac à lunch idéal est devenu celui de la chaîne de restos Sushi Shop», affirme Claude, chef de service d'un bureau du centre-ville de Montréal. Plus le sac est utilisé, plus il est payant pour le détaillant. «Dès lors, le sac n'est plus un simple article jetable, mais bien un article qui, au même titre que le T-shirt avec imprimé commercial d'Hugo Boss, Mexx et autres Roots, transforme le consommateur en panneau d'affichage ambulant», dit Pierre Trudel. Loin de s'offusquer de servir ainsi d'homme-sandwich, les clients en redemandent, estime M. Trudel : «Regardez comme je suis supérieur à vous tous qui utilisez des sacs jetables, se dit le consommateur intérieurement. Voyez comme je suis plus écolo que vous». Ainsi, en plus de profiter du sentiment favorable accolé à toute démarche environnementale, un tel sac permet non seulement de diffuser sa marque auprès du porteur du sac, mais également auprès d'autrui. De plus, le seul fait d'utiliser un sac plutôt qu'un autre pousserait des consommateurs vers le détaillant du sac choisi ! Et si, malgré cet engouement, par choix personnel ou par esprit de revendication, vous vous tourner encore vers les sacs de plastique régulier, portez attention à l’élimination appropriée de ces sacs pour faciliter le compostage et pour ne pas nuire au recyclage. «La plupart des gens ne savent pas qu’après les sacs réutilisables, les sacs en plastique sont écologiquement un bon second choix. Ils représentent une ressource réutilisable, recyclable et durable», explique Pierre Dubois, chargé d’affaires de l’Institut des plastiques et de l’environnement du Canada (http://www.cpia.ca/epic/?lang=FR ), une organisation mise sur pied par l’Association canadienne de l’industrie des plastiques (http://www.cpia.ca/?lang=FR ) pour promouvoir et favoriser l’utilisation et la revalorisation responsable des matières résiduelles en plastique. L’industrie souhaite en effet rappeler qu’il est possible de recycler 100% les sacs en plastique conventionnels grâce à divers procédés innovateurs permettant de produire d e l’électricité ou de fabriquer un vaste éventail de produits faits de plastique. «Nous encourageons les gens à réutiliser leurs sacs à emplettes le plus souvent possible puis à les recycler, car il s’agit d’une ressource précieuse que l’industrie veut récupérer», ajoute M. Dubois. L’industrie du plastique tient à remettre les pendules à l’heure. «Le sac de plastique a été diabolisé», rappelle M. Dubois. «Pourtant, les sacs en plastique représentent une fraction de la production de l'ensemble des matières plastiques, l'ensemble des matières plastiques représente une fraction de la production de la pétrochimie et l'ensemble de la pétrochimie représente sur la planète 3% du pétrole total consommé. Il n'est donc pas stupide de conclure que les sacs et les emballages en plastique ne totalisent même pas 1% de tout le pétrole». Ce sujet reste donc controversé et mérite plus d’attention. La guerre entre sacs de plastique conventionnels et sacs réutilisables est loin d’être terminée. Pour être certain de contribuer à la protection de l’environnement, adoptons la stratégie du 3 R : Réduire, Réutiliser et Recycler. Tout d’abord, réduisons notre consommation de n’importe quelle sorte de sacs, qu’ils soient faits de plastique ou de matières réutilisables. Choisissons ensuite des sacs fabriqués près de chez nous pour minimiser le transport et l’émission de gaz à effet de serre, ainsi que la consommation d’énergie fossile qui y sont associés. Faisons également un effort pour réutiliser nos sacs le plus longtemps possible. Pour ce faire, laissons nos sacs réutilisables à portée de la main pour être certain de ne pas les oublier à la maison ou convertissons nos vieux sacs de plastique en sacs à ordures. Finalement, tentons de recycler nos sacs en suivant les méthodes appropriées. En effet, certains sacs ne se recyclent pas et peuvent contaminer le recyclage des autres matières plastiques. Il est important de faire la différence entre un sac de plastique recyclable, biodégradable ou compostable, car ces sacs ne se disposent pas de la même façon. Plusieurs sacs de plastique sont maintenant certifiés et clairement identifiés afin d’éviter toute confusion aux consommateurs. Bref, il revient à vous de faire le bon choix. Quant à moi, je ne peux plus me passer de mon petit sac réutilisable Lululemon design et coloré qui me sert de sac à lunch tous les jours. Je reçois d’ailleurs de nombreux compliments de gens qui me demandent ou j’ai bien pu dénicher pareil sac! Les sacs LCBO ou SAQ, en coton ou plastique recyclable, sont aussi utiles pour transporter journaux, bouteilles d’eau, parapluies et même paires de chaussure, grâce à leurs quatre compartiments bien distincts. Pour les emplettes de tous les jours, j’essaie le plus souvent d’utiliser mes grands sacs réutilisables en plastique, mais lorsque je les oublie, je me fais un devoir de conserver les sacs de plastique obtenus et de les réutiliser lors d’une prochaine occasion.
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Comments (7)
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Félicitation
Je tiens à vous félicité pour cette excellente article. Je travaille pour CRITERIA GE qui produit L'ÉCOLO-SACmd. Il s'agit d'un sac récupérable entièrememnt fait au Québec, le seul approuvé par recycle-québec. Votre article reflette extrèmement bien les donneés actuels su marché. Nous le prendrons en compte dans nos prochains développement.
JE PRONE LE SAC DE TISSU
Vos conclusions diffèrent des miennes. Je prone le sac de tissu car: |
























À 15 $US, ce cabas de toile ivoire brodée du symbolique slogan a créé une véritable commotion au moment de sa sortie en boutique, alors que des fashionistas attendaient longuement pour mettre la main sur un exemplaire. “Our aim with this project has been to use our influence to make it fashionable not to use plastic bags. ‘I’m Not A Plastic Bag’ was designed to be a stylish, practical, reusable bag that would raise awareness of this issue and spark debate”, explique la designer sur son site web. Au Canada, Holt Renfrew a été le distributeur exclusif de cet accessoire convoité. « Ce sac était offert en série limitée. Le jour du lancement, nous avions une longue file d’attente à la porte et les quelques centaines de sacs que nous avions en stock se sont envolées en 13 minutes », raconte Jozée Desrosiers, directrice régionale, relations publiques, pour le détaillant.




